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De l’indépendance de la presse, des donneurs de leçon, et de la paille dans l’œil du voisin

16.09.05 | Si notre époque est celle de la révolution de l’information, certains médias ne s’y sont pas trompé et ont développé leur fond de commerce sur la critique de leurs pairs. Tels les super héros des comics américains, ils défendent la veuve télévore et l’orphelin lecteur de la menace de producteurs sans foi ni loi, de journalistes «outlaw » et de dangereux chroniqueurs.

Rien de bien méchant dans le fond, voire même une initiative salutaire dans un monde où la quantité prime bien souvent sur la qualité. Ce qui nous intrigue plus c’est quand Zorro utilise les armes du sergent Garcia pour pourfendre ses ennemis et défendre sa cause. Là, difficile de rester muet comme Bernardo.

Le Monde Diplomatique est de ces Zorro là. Le numéro du mois de juillet réservait en effet à ses lecteurs un fantastique exemple de ce que M. Ramonet, en tant que président de l’Observatoire International des Médias qu’il a fondé il y a quelques années lors du forum de Porto Alegre, devrait s’empresser de dénoncer avec véhémence. Il est à craindre que sa casquette de directeur du mensuel mentionné plus haut l’empêche de donner suite à telle requête.

La cause de notre inquiétude ? L’encart spécial de quatre pages sur le Venezuela qu’a publié le mois dernier le mensuel parisien et plus spécialement la page entière de publicité pour Petroleos de Venezuela S.A. qui venait clore ce supplément à la gloire de la « révolution bolivarienne » d’Hugo Chávez.

Le Monde Diplomatique n’aime pas qu’on soupçonne les pétrodollars d’être la raison de son engagement au coté de M. Chávez, et n’hésite pas à attaquer en diffamation ceux qui pourraient s’aventurer à de pareilles allégations, mais il ne pourra nier qu’ici ce sont eux qui financent (au moins en partie, une autre provenant des 4 euros que nous avons malheureusement dû débourser pour l’acheter) ledit supplément. A moins que l’espace publicitaire ait été offert gracieusement à la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne dans un élan de mécénat d’un genre nouveau et qui nous dépasse.

Comment l’information contenue dans les trois pages qui restent peut-elle prétendre être objective et cohabiter de manière aussi peu discrète avec la campagne de communication de la première entreprise vénézuélienne contrôlée d’une main de fer par M. Chávez ? La réponse ne fait à notre sens aucun doute et le contenu de ce publi-reportage déguisé nous le confirme amplement.

TF1 reconnaît vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola, le Monde Diplomatique pourrait au moins avoir l’honnêteté de dire clairement ce qu’il nous vend.



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