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Hugo Chavez - Fidel Castro: Les liaisons dangereuses

De notre envoyé spécial Axel Gyldén | LEXPRESS.fr

L'Express du 05/09/2005 | Admirateur du Lider maximo, le président vénézuélien, fantasque et viscéralement antiaméricain, fait du rapprochement avec Cuba l'axe principal de sa diplomatie. Une aubaine pour le régime castriste, auquel les pétrodollars apportent une manne providentielle.

Hugo Chavez a définitivement manqué sa vocation. Dans une autre vie, le chef d'Etat vénézuélien aurait fait un formidable animateur de talk-show. Alo Presidente, le programme plutôt loufoque qu'il anime chaque dimanche, depuis sept ans, à la télévision et à la radio, est certainement l'une des émissions politiques les plus étonnantes du paysage audiovisuel mondial. Cinq ou six heures durant, Chavez, communicant de génie, volubile et cabotin, vante l'action gouvernementale tout en divertissant les téléspectateurs. Le voici qui entonne un chant folklorique, puis improvise un accord au xylophone avant de citer des extraits des Misérables, l'un de ses livres de chevet. La minute suivante, il pourfend l'impérialisme américain, brocarde ce pendejo (brave con) de George W. Bush, encense Fidel Castro. Et discourt jusqu'à l'ivresse sur sa «révolution bolivarienne», qui va «conduire au socialisme du XXIe siècle».

Un tantinet narcissique, Chavez relate aussi avec délectation les épisodes marquants de sa propre épopée, qu'il s'agisse de son putsch raté lorsqu'il était lieutenant-colonel de l'armée de terre, en 1992, de son irrésistible ascension politique après sa sortie de prison, en 1994, ou encore de son élection surprise en 1998. Sans oublier le coup d'Etat d'opérette qui, en 2002, l'écarta du pouvoir pendant... quarante-sept heures.

C'est sur le plateau d'Alo Presidente qu'il annonce à ses ministres les grandes orientations à venir

Installé à un pupitre de maître d'école devant un parterre de ministres chargés de faire la claque, il répond aux questions des auditeurs (triés sur le volet), reçoit des invités (pour la plupart issus de l'extrême gauche latino et altermondialiste), enchaîne les slogans révolutionnaires («Hasta la victoria, siempre!»; «Patria o muerte!») et assène des formules définitives du genre: «Dans le capitalisme, le travail vise à exploiter l'homme, tandis que dans le socialisme le travail libère et rend heureux» (Alo Presidente du 31 juillet 2005).

En phase avec son temps, celui de la téléréalité, Chavez gouverne «en direct live». C'est sur le plateau d'Alo Presidente qu'il annonce à ses ministres les grandes orientations à venir ou qu'il leur révèle le contenu de sa dernière conversation téléphonique avec Fidel - dont le nom revient régulièrement au cours du programme marathon. Et c'est également sous l'œil des caméras qu'il sermonne certains collaborateurs ou ministres en disgrâce, mortifiés d'être ainsi humiliés en prime time. Un jour, il licencie en direct une série de cadres supérieurs de la compagnie pétrolière nationale, dont il cite les noms entre deux coups de sifflet ponctués d'un «Fuera!» («Dehors!»). Pourtant, c'est la 231e édition du programme dominical, diffusée de l'île de Cuba le 21 août dernier, qui mérite probablement la première place dans le best of de Hugo Chavez.

Ce jour-là, le président vénézuélien partage la vedette avec Fidel Castro, son maître en politique. Après leur arrivée en Jeep - une mise en scène étudiée - les deux alliés, vêtus d'uniformes vert olive, multiplient les déclarations antiaméricaines. «Nous ferons tout ce qui est humainement possible pour éviter une agression impérialiste, proclame Hugo Chavez avec son emphase habituelle. Mais, si un fou s'avise de faire couler une goutte de sang, il nous trouvera sur son chemin.» Le «brave con» est prévenu...

Pétrole contre stéthoscope

Au-delà du contenu, somme toute prévisible, l'émission visait surtout à consacrer, de manière très symbolique, le rapprochement entre le Venezuela et Cuba. Timide au début du mandat de Chavez, la coopération entre les deux nations s'est en effet accélérée depuis deux ans pour prendre aujourd'hui des proportions qu'aucun expert n'avait prévues. Officiellement, l'accord qui les lie est simple. Le Venezuela livre à Cuba 53 000 barils de pétrole par jour, soit un tiers de ses besoins énergétiques, à un tarif préférentiel. En contrepartie, La Havane fournit à Caracas 20 000 médecins, qui tiennent des dispensaires dans les bidonvilles et les villages reculés du Venezuela, ainsi que des entraîneurs sportifs (environ 6 500) et des enseignants (2 000) chargés d'éradiquer l'analphabétisme. Pour Fidel Castro, ce troc - pétrole contre stéthoscope - représente un providentiel ballon d'oxygène: il correspond exactement à l'aide financière qu'apportait naguère l'Union soviétique à la révolution castriste.

Mais la présence cubaine ne se limite pas au domaine médico-sportif. Discrètement, des Cubains ont fait leur entrée dans les ministères, où leur influence est diffuse mais réelle. «Depuis environ un an, il y en a dans toutes les réunions où je me rends», raconte, sidéré, un homme d'affaires européen, familier de la haute administration vénézuélienne. Un fonctionnaire du ministère de l'Infrastructure, hostile à Chavez, confirme, agacé: «Dorénavant, la priorité, c'est de favoriser Cuba d'une manière ou d'une autre. Dans les appels d'offres, il m'arrive de devoir écarter des dossiers parce qu'ils ne sont pas cubains...» Et il ajoute: «Le plus risible, c'est qu'on nous envoie en séminaire à La Havane pour apprendre à construire des routes. Or, en la matière, le Venezuela a quarante ans d'avance sur Cuba.»

Dans le domaine militaire aussi, les liens entre les deux capitales sont de plus en plus serrés, à en croire l'ancien vice-amiral Mario Ivan Carratu Molina, ex-directeur de l'Ecole des hautes études de défense nationale: «Les stages à Cuba font désormais partie du cursus de formation des officiers vénézuéliens, tandis que tous les accords de coopération militaire avec les Etats-Unis ou les pays européens ont été suspendus. Les généraux sont, eux aussi, envoyés à La Havane, pour des périodes de sept à quinze jours, où ils s'entretiennent en privé avec Raul Castro, frère de Fidel et ministre des Forces armées révolutionnaires. Une importante minorité d'engagés désapprouvent cette nouvelle politique. Mais ils n'y peuvent rien: quiconque exprime son désaccord voit sa carrière bloquée.»

«Ce qui se passe est sans précédent»

A l'image de ces 60 officiers qui, le mois dernier, ont choisi Fidel Castro comme parrain de «promo», l'ombre du Lider cubain plane également sur Telesur, cet Al-Jazira latino financé principalement par le Venezuela et depuis peu diffusé sur les ondes. «L'idée de Telesur est née voilà cinq ans, au terme d'une conférence de 450 journalistes latinos réunis à La Havane, raconte le journaliste uruguayen Aram Aharonian, sympathisant castriste et directeur général de la chaîne, dont le siège se trouve à Caracas. Vers 3 heures du matin, Fidel à lancé: “Et pourquoi pas une télévision 100% latino-américaine? ” L'idée a fait son chemin. Et Telesur est maintenant une réalité.» Castro l'a rêvé, Chavez l'a fait... grâce aux pétrodollars qui coulent à flots et assurent à ce dernier une puissance financière extraordinaire.

Au «Venezuela saoudite», comme on surnomme parfois le cinquième exportateur de pétrole mondial, tout a changé depuis l'avènement de Hugo Chavez. Traditionnellement gérée par des technocrates indépendants du pouvoir, la compagnie pétrolière Petroleos de Venezuela (PDVSA) est passée sous le contrôle direct du président de la République. Et 18 000 cadres ont été licenciés et remplacés par des sympathisants «bolivariens». Mieux: PDVSA est aujourd'hui présidée par... le ministre de l'Energie. «En fin d'année, le PDG Rafael Ramirez rend donc des comptes à Ramirez Rafael le ministre. Dans cet organigramme opaque, seul Chavez sait ce qui se passe», déplore Orlando Ochoa, professeur d'économie à l'université catholique Andrés Bello (Ucab). Une certitude, cependant: en mars dernier, PDVSA, jusque-là seulement représentée aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, a ouvert des bureaux commerciaux à La Havane. Entre autres projets, la réhabilitation de la raffinerie (obsolète) de Cienfuegos, sur la côte sud de l'île, est à l'étude.

Si lui seul occupe la scène politique, c'est en raison du vide sidéral laissé par l'opposition

Historien des XIXe et XXe siècles, prestigieuse autorité morale - au point qu'il fut désigné président de la République par intérim après la destitution pour corruption de Carlos Andrés Perez, en 1993 - Ramon J. Velazquez diagnostique avec la placidité d'un vieux sage la situation inédite créée par le nouvel axe Chavez-Castro. «Ce qui se passe est sans précédent dans l'histoire du castrisme. Certes, Fidel a jadis, lors de la révolution sandiniste de 1979, tenu le Nicaragua au creux de sa main. Mais l'alliance officielle avec un pays pétrolier comme le nôtre va beaucoup plus loin, en raison de l'importance cruciale de l'or noir dans le monde actuel.» Doté de fabuleuses réserves, le Venezuela vend actuellement 70% de sa production aux Etats-Unis, soit 15% de leur approvisionnement. Or Chavez veut briser cette interdépendance. Et faire payer à Bush le soutien qu'il avait imprudemment apporté aux adversaires du président vénézuélien au moment de l'éphémère coup d'Etat de 2002. Il cherche à diversifier sa clientèle en nouant de nouveaux partenariats, notamment avec la Chine et, évidemment, avec Cuba.

Selon Alberto Garrido, spécialiste de la doctrine chaviste et auteur de La Guerre (asymétrique) de Chavez, le président vénézuélien «cherche une rupture géopolitique totale avec l'utilisation du pétrole comme arme stratégique». C'est indéniable: le «cas» Chavez et son antiaméricanisme viscéral constituent un terrible casse-tête pour les stratèges du Pentagone. «Les Américains ont longtemps sous-estimé cet animal politique, poursuit Garrido. Ils pensaient qu'il n'était qu'un orateur doué. Ils réalisent aujourd'hui qu'il fait ce qu'il dit, et même davantage.» Dernier exemple en date: la suspension, le 7 août dernier, de l'accord de coopération avec les agents américains de la Drug Enforcement Agency (DEA), installés depuis deux décennies au Venezuela.

Y aurait-il tromperie sur la marchandise? Au moment de sa campagne électorale de 1998, Hugo Chavez n'avait en tout cas jamais évoqué ni Cuba ni Fidel Castro. Et les références de ses discours aux accents messianiques se limitaient alors à Jésus-Christ et à Simon Bolivar, le héros de l'indépendance sud-américaine. A l'époque, peu de Vénézuéliens connaissaient la véritable nature des liens entre le commandant suprême de la révolution cubaine et le lieutenant-colonel putschiste vénézuélien. Pourtant, dès 1994, entre eux, ce fut le coup de foudre. Seulement quelques mois après sa sortie de prison, Hugo Chavez est invité à La Havane. Et surprise: dès sa descente d'avion, il est accueilli comme un chef d'Etat. Pendant son séjour, les deux hommes s'entendent comme larrons en foire malgré leur différence d'âge: vingt-huit ans. Avant son départ de La Havane, le Vénézuélien déclame son nouveau credo: «Cuba est le bastion de la dignité latino-américaine et, en tant que tel, il faut l'aider et l'alimenter.»

Pour Teodoro Petkoff, qui a longtemps côtoyé Fidel Castro, l'explication de l'admiration sans bornes vouée par Chavez au Lider maximo est d'ordre psychologique. Ancien guérillero (il abandonna la lutte armée en 1968, après l'invasion de Prague), ex-ministre centriste dans les années 1990, Petkoff, actuel directeur du quotidien Tal Cual, où il signe des éditoriaux au vitriol, est convaincu qu'aux yeux de Castro Chavez n'est qu'un «idiot utile»: «Lorsque, à 17 ans, Chavez est entré à l'Académie militaire, Fidel était une sorte de cathédrale révolutionnaire. C'était l'icône absolue. Trente ans plus tard, notre président est resté sur cette vision totalement a-critique. Mais, en fait, je crois que son rapport à Fidel est plus affectif que politique. Quant à Castro, ce charmeur de serpents, il flatte l'ego de Chavez de manière si obscène que je ne comprends pas comment ce dernier ne s'en aperçoit pas. Fidel lui laisse croire que ce qui se passe au Venezuela l'intéresse. Mais en définitive, pour lui, la seule chose qui compte vraiment, c'est bien l'avenir de son île.»

A Caracas, mégapole de béton tapie comme un crocodile géant dans une vallée andine, la «question cubaine» fait en tout cas débat. Au début de 2001, au pouvoir depuis deux ans et en plein état de grâce, Chavez abat ses cartes. Et autorise le ministère de l'Education à récrire les manuels scolaires pour y inclure une critique sans nuances des quarante années de démocratie antérieures à son avènement ainsi que l'éloge de son projet politique «bolivarien». Il est en outre prévu d'ajouter une épreuve d' «instruction prémilitaire» obligatoire au programme du baccalauréat! Ce projet est confié à Carlos Lanz, un marxiste radical célèbre pour avoir, en 1976, kidnappé un homme d'affaires américain qui passa trois ans enchaîné à un arbre dans la jungle (Carlos Lanz préside aujourd'hui la principale entreprise sidérurgique nationale). Mais, très vite, des milliers d'enseignants et de parents défilent dans la rue aux cris de «Touche pas à mon enfant!». Le ministre de l'Education doit faire machine arrière, en assurant qu'il n'a pas l'intention de «cubaniser l'enseignement scolaire».

Première d'une longue série, cette manifestation constitue néanmoins le point de départ de la polarisation extrême de la société vénézuélienne. Une crispation qui n'a jamais cessé depuis. Nettement plus habile fut le conseil donné en 2003 par Castro. Pour remédier à la baisse de popularité du jeune président, le Cubain lui propose les services de ses médecins. La «mission» Barrio Adentro (c'est-à- dire «à l'intérieur du quartier») est lancée: 20 000 praticiens débarquent au Venezuela et ouvrent des consultations dans les bidonvilles ou les villages. Pour la première fois de leur vie, des millions de pauvres ont ainsi accès gratuitement aux services d'un généraliste. Dès lors, la cote de popularité de Chavez - qui s'explique aussi par son incroyable charisme personnel - se redresse. Elle s'établit actuellement à 70%.

«Cubanisation» et cyclone tropical

Autre conseil de Castro: lancer la «mission» Robinson. Il s'agit d'alphabétiser les 7% de Vénézuéliens qui ne savent ni lire ni écrire. Inscrite en CM 2 à La Vega, un bidonville de Caracas, Celedonia Oviedo, 73 ans, fait partie des bénéficiaires du programme. «C'est la première fois, depuis vingt-cinq ans, qu'un gouvernement aide les pauvres», se réjouit-elle. Mais, elle l'admet, l'aide en question n'est pas désintéressée: «Lorsqu'il y a une manifestation de soutien au président, les professeurs nous incitent à y aller. Lors des élections, ils nous disent de voter Chavez. Ils décrivent Cuba comme un pays fantastique. Mais ils nous parlent très mal des Etats-Unis.» A La Vega, comme ailleurs au Venezuela, on peut aussi rencontrer des «animateurs sociaux». Ce sont en fait des agents politiques chargés d'entretenir la flamme du chavisme dans leur quartier. Leur formation? «Je l'ai suivie pendant six mois à Cuba l'année dernière, confie une animatrice sociale de La Vega. C'était dur: il fallait se lever tous les matins à 5 heures. Mais la révolution mérite bien ce sacrifice!»

Assisterait-on ces jours-ci à la «cubanisation» du Venezuela, comme l'affirme l'opposition? Certes, Hugo Chavez concentre entre ses mains plus de pouvoirs (le pétrole, 22 régions sur 24, le Conseil national électoral, la Cour suprême, etc.) que n'en a jamais eu aucun président élu au Venezuela. Certes, il reste fondamentalement un militaire au style autoritaire. Mais cela n'en fait pas un dictateur. Si lui seul occupe la scène politique, c'est en raison du vide sidéral laissé par l'opposition. Depuis sept ans, elle est incapable de se renouveler ou de formuler un discours social susceptible de séduire les couches défavorisées. «Dire que le Venezuela reproduit le modèle cubain est un raccourci simpliste, estime Teodoro Petkoff. Ici, tout se passe dans un cadre encore démocratique. Contrairement à Cuba, notre Assemblée nationale abrite des partis d'opposition. Et, contrairement à Cuba aussi, la pluralité et la liberté de la presse sont une réalité.» Au reste, seulement 6% des Vénézuéliens jugent que Cuba est un modèle digne d'être imité.

Cela n'empêche pas Fidel Castro d'avoir depuis longtemps des visées sur le Venezuela. En 1959 déjà, deux mois après avoir pris le pouvoir à La Havane, le jeune barbudo effectue son premier voyage officiel à Caracas. D'emblée, il demande au président Romulo Betancourt, élu quelques semaines plus tôt, de l'aider en lui donnant 300 millions de dollars. Mais, à son étonnement, Betancourt refuse: les caisses de l'Etat sont vides. «Betancourt m'a dit: “Ce Castro, ce n'est pas un homme, c'est un cyclone tropical”», se souvient l'historien Ramon J. Velazquez, alors très proche du président vénézuélien. Très vite, les liens entre les deux pays se refroidissent, car Fidel tente d'exporter sa révolution en appuyant la guérilla vénézuélienne. Betancourt devient l'un des fers de lance de l'anticastrisme. L'interception par les gardes-côtes d'une cargaison d'armes, en provenance de La Havane, destinée aux rebelles vénézuéliens se solde, en janvier 1962, par l'expulsion de Cuba de l'Organisation des Etats américains (OEA) et l'isolement de Castro en Amérique latine. Quarante ans plus tard, à l'automne de sa vie, voilà le Cubain septuagénaire largement récompensé de sa patience. Grâce à un nouveau cyclone tropical nommé Hugo Chavez.

A lire: Hugo Chavez sin uniforme (Debate) de Cristina Marcano et Alberto Barrera Tyszka, remarquable biographie hélas non traduite, permet aux lecteurs hispanophones de saisir la trajectoire et la personnalité complexe du chef d'Etat vénézuélien.

Post-scriptum

Le télévangéliste américain Pat Robertson a appelé le 22 août à assassiner Chavez. Cela «coûterait moins cher que de lancer une guerre», a affirmé cet illuminé. Washington juge ces propos «déplacés».



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